Expatriation à Bali : guide pratique complet pour s'installer en 2025
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Expatriation à Bali : guide pratique complet pour s'installer en 2025

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Liam Kivirist
6 min de lecture
Sommaire

Bali attire chaque année des milliers de Français qui rêvent de s’installer sous les tropiques, et figure parmi les meilleures destinations pour le télétravail. Entre le coût de la vie attractif, la communauté internationale dynamique et les paysages de carte postale, l’île indonésienne a de quoi séduire. Mais s’expatrier à Bali demande une préparation sérieuse. Voici tout ce qu’il faut savoir.

Pourquoi choisir Bali pour son expatriation

Bali combine plusieurs avantages rares pour les expatriés francophones. Le coût de la vie y est deux à trois fois inférieur à celui de la France pour un confort de vie souvent supérieur. La communauté internationale est vaste et accueillante, les infrastructures se sont considérablement améliorées, et le climat tropical permet de vivre dehors toute l’année.

L’île est aussi devenue un hub majeur pour les digital nomads et les entrepreneurs qui souhaitent développer leur activité en ligne. Les espaces de coworking se sont multipliés, la connexion internet fibre est disponible dans la plupart des zones résidentielles, et le décalage horaire avec la France (6 à 7 heures) reste gérable pour travailler avec des clients européens.

Les visas pour vivre à Bali

Le visa touristique (VOA)

Le Visa on Arrival coûte 500 000 IDR (environ 30 euros) et donne droit à 30 jours, renouvelable une fois pour 30 jours supplémentaires. C’est la solution la plus simple pour un premier repérage, mais il ne permet pas de travailler légalement.

Le visa social (B211A)

C’est le visa le plus utilisé par les expatriés en phase d’installation. Valable 60 jours et renouvelable jusqu’à 180 jours au total, il coûte entre 200 et 350 euros via un agent. Il nécessite un sponsor local, que l’agent fournit généralement.

Le KITAS (visa de séjour temporaire)

Pour un séjour de plus de 6 mois, le KITAS est la solution recommandée. Plusieurs options existent selon votre situation : KITAS travail (sponsorisé par une entreprise indonésienne), KITAS retraité (plus de 55 ans, preuve de pension), ou KITAS investisseur (création d’une PT PMA avec un capital minimum).

Le KITAS coûte entre 1 500 et 3 000 euros selon le type et l’agent choisi. Il est valable un an et renouvelable.

Le Second Home Visa

Lancé en 2022, ce visa permet de résider à Bali pendant 5 ans à condition de prouver des revenus ou des économies suffisantes (environ 130 000 euros sur un compte bancaire indonésien ou preuve de revenus passifs). C’est une option intéressante pour les indépendants aux revenus confortables.

Où s’installer à Bali

Canggu : le quartier des digital nomads

Canggu est devenu le centre névralgique de la communauté expatriée. On y trouve la plus grande concentration de cafés branchés, d’espaces de coworking et de restaurants internationaux. L’ambiance est jeune, dynamique et très cosmopolite.

Inconvénients : le trafic est devenu infernal aux heures de pointe, les prix ont fortement augmenté et l’urbanisation galopante dégrade peu à peu le charme originel. Comptez 500 à 800 euros par mois pour une villa avec piscine.

Ubud : la sérénité dans les rizières

Ubud convient davantage à ceux qui recherchent le calme et la connexion avec la nature. Entourée de rizières en terrasses et de forêts tropicales, cette ville de l’intérieur offre une ambiance plus spirituelle et culturelle.

On y trouve de nombreux espaces de coworking, des studios de yoga et une scène culinaire bio et végétarienne développée. Les prix sont légèrement inférieurs à Canggu : 400 à 700 euros par mois pour un logement confortable.

Sanur : le choix des familles

Sanur est la zone la plus adaptée aux familles avec enfants. Plus calme et organisée que Canggu, elle offre une plage sécurisée, des écoles internationales à proximité et une communauté expatriée établie de longue date.

Le lycée français de Bali est situé à Sanur. Les loyers y sont raisonnables : 400 à 600 euros par mois pour une maison familiale.

Seminyak et Kuta : à éviter pour l’expatriation

Ces zones ultra-touristiques sont bruyantes, encombrées et proposent des loyers élevés pour une qualité de vie médiocre. Elles conviennent aux vacanciers mais pas aux résidents.

Coût de la vie à Bali en 2025

PosteBudget mensuel
Logement (villa 1-2 chambres avec piscine)450 à 800 €
Alimentation (courses + restaurants)250 à 450 €
Scooter (location mensuelle)50 à 70 €
Essence15 à 25 €
Internet fibre25 à 40 €
Coworking80 à 150 €
Assurance santé internationale80 à 200 €
Loisirs et sorties100 à 300 €
Total1 050 à 2 035 €

Un couple peut vivre confortablement à Bali avec 1 500 à 2 500 euros par mois. Une personne seule s’en sort avec 1 000 à 1 500 euros.

Santé et assurance

Le système de santé indonésien présente des lacunes importantes. Les hôpitaux publics sont à éviter. En revanche, Bali dispose de plusieurs cliniques internationales de bon niveau : BIMC Hospital à Kuta et Nusa Dua, Siloam Hospital à Denpasar.

Une assurance santé internationale est absolument indispensable. Les principales options pour les expatriés à Bali sont SafetyWing (environ 80 euros par mois), Cigna Global, et April International. Vérifiez que votre contrat couvre l’évacuation médicale vers Singapour ou l’Australie en cas de pathologie grave.

Ouvrir un compte bancaire

En tant qu’étranger avec un KITAS, vous pouvez ouvrir un compte dans les grandes banques indonésiennes : BCA, Mandiri ou BNI. Le processus prend 1 à 2 semaines. Sans KITAS, les solutions fintech comme Wise ou Revolut combinées à GoPay ou OVO (portefeuilles électroniques indonésiens) suffisent pour le quotidien.

Le système de paiement est encore très basé sur le cash à Bali. Ayez toujours des roupies sur vous, surtout dans les marchés et les petits commerces.

La fiscalité

L’Indonésie impose ses résidents fiscaux (plus de 183 jours par an dans le pays) sur leurs revenus mondiaux. Le taux d’imposition progressif va de 5% à 35%. Cependant, la convention fiscale entre la France et l’Indonésie évite la double imposition.

Consultez un expert-comptable spécialisé en expatriation avant votre départ. La structure juridique de votre activité (micro-entreprise française, PT PMA indonésienne, société offshore) a un impact majeur sur votre fiscalité.

Les pièges à éviter

La propriété foncière est interdite aux étrangers en Indonésie. Les montages proposés par certains agents (prête-nom indonésien, bail emphytéotique) comportent des risques juridiques réels. Privilégiez la location longue durée.

Méfiez-vous des arnaques sur les visas. Passez uniquement par des agents réputés et vérifiés par la communauté expatriée. Les groupes Facebook “Français à Bali” et “Bali Expat Community” sont de bonnes sources de recommandations.

Enfin, respectez la culture locale. Bali est une île hindouiste dans un pays majoritairement musulman. Les cérémonies religieuses, les offrandes quotidiennes et les temples méritent le respect et la curiosité plutôt que l’indifférence.

Préparer son départ : checklist

Avant de partir, assurez-vous d’avoir coché ces points essentiels :

  • Passeport valide au moins 6 mois après la date d’entrée
  • Visa approprié organisé avant le départ
  • Assurance santé internationale souscrite
  • Procuration notariée si vous conservez des biens en France
  • Domiciliation fiscale clarifiée avec un comptable
  • Premiers mois de loyer budgétisés (prévoir 3 mois d’avance)
  • Permis de conduire international (obligatoire pour le scooter)

Bali est une destination d’expatriation formidable pour qui prend le temps de bien se préparer. L’improvisation est tentante sous les tropiques, mais une installation réussie repose toujours sur une planification solide.

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A propos de l'auteur

Liam Kivirist

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